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Le futur du référencement naturel Google organic SEO

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Nous vivons un important shift dans la recherche notamment avec la construction du graphe de connaissance de Google et les entité web, leurs attributs et relations.

graphe de connaissance Google et entités WebCes derniers temps, tous les experts en référencement SEOs s’accordent à dire que nous devons repenser nos méthodes de référencement naturel et spécialement pour Google qui trône en tête des moteurs de recherche dans le monde. Au-delà de l’incorporation du référencement social (notamment via Google plus que je vais détailler sur mon blog marketing), il apparaît clairement que l’approche Panda va au-delà des fermes de contenus, liens achetés et autres mauvaises pratiques qui tendent à pourrir les pages de résultats Google.

Pour suivre les changements apportés à l’algorithme du super géant de la recherche et dans un effort de veille de référencement naturel Google,  il est plus que conseillé de suivre le flux de nouvelles que le moteur publie désormais tous les mois sur son blog en regroupant les dernières améliorations et retouches : http://insidesearch.blogspot.com/

Maintenant, je pense qu’il est nécessaire de savoir où on va et qu’est ce qui nous attend en termes d’optimisation pour un meilleur positionnement des sites web dépendamment des requêtes faites par l’utilisateur. En effet, dans les premiers temps du SEO, les référenceurs se contentaient de placer des mots clés à l’aveugle pour tenter d’apparaître sur un maximum de requêtes. Aujourd’hui et comme je l’ai souvent prôné, notamment via l’approche SOLOMO, il faut placer le site devant les visiteurs qui vont convertir. En effet, le CTR et le taux de rebond sont des facteurs importants en référencement naturel. 

Facteurs SEO CTR traffic data SEMOZ 2009 2011

Heureuse nouvelle, Google va dans le même sens et fait même un aveu selon son nouveau SEO Guru Amit Singhal, Google ne comprend pas la question “the 10 deepest lakes in the U.S” à titre d’exemple.  En se basant uniquement sur les mots clés, le résultat pourrait être tout simplement à côté de la flaque (petit jeu de mot). Mais, Singhal révèle que Google est en train de revoir ses critères de classement de manière à utiliser le monde des entités, leurs attributs et les relations entre ces entités. En réalité Google travaille sur la construction d'un énorme «graphe de connaissance dynamique »  faits d’entités interconnectées et de leurs attributs. Freebase que j’avais mentionné dans mon billet dédié au web sémantique (comme TwinePowerset, Hakia…) n’était qu’un début, et a été racheté par Google.

Freebase rachete par Google avec 22 millions entités

Freebase, une base de données où toute la communauté qui aime les données ouvertes peut participer  pour construire un graphe d’entités de personnes, de lieux et de choses, a réussi à enregistrer 22 millions d’entrées.
Google pour sa part, et juste pour un début, a réussi à reconstituer 200 millions d’entités à partir de données disponibles sur le web, pour constituer son graphe de connaissances. Il peut ainsi proposer des recherches alternatives quand il s’agit d’acteurs, chanteurs, peintres…etc.

exemple d'affichage Google graphe de connaissance web entitiesSyntaxes et vocabulaires web sémantique

L’index actuel de Google (basé sur les mots clés) est ainsi comparé à la table index que nous pouvons retrouver sur les livres, mais le graphe de connaissance sera donc beaucoup plus gros, plus complexe et surtout plus avancé. Cette base de connaissance est déjà utilisée dans la recherche aujourd’hui même si nous ne la voyons pas, comme sur les exemples ci-dessus. En des termes plus qu'alarmant, Mashable annonce la fin d'une ère et le commencement d'une autre avec ce graphe de connaissance qui pourrait façonner l'industrie de la recherche à jamais.

Les syntaxes RDFa, microformats et microdata, ainsi que les vocabulaires relatifs  comme Google product spécifique à Google, ou Schema.org qui a été adopté par les trois majors y compris Bing et Yahoo, ou encore l’Open graph de Facebook, sont autant d’outils mis à la disposition du référenceur pour aider le moteur à comprendre de quoi on parle.

À la question qui consiste à déterminer combien d’entités seraient nécessaires pour que Google enfin puisse utiliser ce graphe de connaissance pour avoir réponse à tout, Amit répond :

“The beauty of the human mind is that it can build things and decide things in ways we didn’t think were possible, and I think the best answer I can give right now is that the human mind would keep creating knowledge and I see what we’re building in our knowledge graph as a tool to aid the creation of more knowledge. It’s an endless quantitative cycle of creativity.”

J’ai jugé pertinent de repiquer cette citation car ça en dit long sur le travail de référencement à faire : suivre les informations distillées par le moteur de recherche et évaluer l’impact des nouveaux facteurs, ajuster le tir, et repartir pour un nouveau cycle d’optimisation.

UPDATE : Search engine Land vient de publier un article qui en parle les médias sociaux vont générer les web entités